samedi 12 décembre 2015

Les tweets sarcastiques et amers du beik de Moukhtara sur la candidature de Sleimane Frangié


Place à la détente ce weekend avec les tweets tout chauds du beik de Moukhtara. En dépit de l’abondance des émoticônes puériles, comme d’habitude, et du sarcasme à deux piastres à l’égard des FL & CPL, et de Michel Pharaone , les gazouillements de Walid Joumblatt‬ montrent bien son amertume et sa grande déception avec le fiasco de la vente de la candidature du beik de Zgharta.
 
Il parle de convergence d’intérêts étrange qu’il ne parvient pas à comprendre! Hahaha, largué le beik, mais ce n’est pas nouveau. On va l'aider à se comprendre! Je persiste et je signe, Walid Joumblatt serait à l’origine du deal douteux sur la candidature délirante de Sleimane ‪‎Frangié‬. Le deal consisterait à se débarrasser de Geagea et d'Aoun d’un coup et à donner la présidence de la République à quelqu’un proHezb/proRégimeSyrien, solidement ancré dans ce camp, en échange de l’acceptation de marcher dans la loi électorale de 1960, très favorable au leader druze. Le beik a essayé de vendre l’idée aux deux camps. Chez le 14M, des politiciens du Futur ont mordu à l’hameçon, en voyant dans ce deal une bonne occasion d’enterrer la recherche d’une nouvelle loi électorale, et de mener les prochaines élections législatives sous la loi de 1960. Pour eux, la fin justifie non seulement les moyens, mais aussi le sacrifice de l’allié FL et même les principes du 14M. Chez le 8M, il n’y a pas eu beaucoup d’adeptes pour ce produit nase, pour la simple raison que le Hezb ne veut pas de président de la République en ce moment, et en plus, il ne tient pas à lâcher son allié en ce moment, le CPL. 

Et voilà comment le Futur s’est retrouvé seul pour ce deal, FL & CPL contre le deal et le duo Hezb/Amal neutre par rapport au deal. Et le deal a foiré ou disons que l’opération est en cours. Tole3 3a lséné cha3er wou ana 2oul, tout ce qui est bâti sur des sables mouvants s’écroulera. Walid Joumblatt est les sables mouvants au ‪‎Liban‬ !

* Pour l’ordre chronologique, lire les tweets de bas en haut, et de droite à gauche. Enjoy

jeudi 10 décembre 2015

Les arguments abjects et absurdes de Nadim Koteich sur les candidatures de Samir Geagea et de Sleimane Frangié (Art.325)


Pour rester politiquement correct, je dirais que l'article de Nadim ‪‎Koteich‬, consacré à la candidature de Samir ‪‎Geagea‬ et publié lundi sur le site Almodon, est abject. Le problème qu'il pose n'est évidemment pas dans la critique acerbe qui se dégage de ce texte, ni même dans le ton prétentieux adopté par le journaliste de Futur‬, mais dans la déformation malhonnête et délibérée de la réalité pour justifier la candidature de Sleimane ‪‎Frangié‬. Quand un journaliste de la trempe de Nadim Koteich est incapable de critiquer son propre camp, alors que celui-ci se trouve en plein délire politique, en opposition avec toutes les raisons et tous les principes qui nous ont réuni et uni le 14 mars 2005, c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans ce pays. Il est clair que Nadim Koteich a perdu le nord. Sa tribune a le mérite de confirmer tous les points abordés dans mon article 323, consacré à la candidature absurde de Sleimane Frangié.

lundi 7 décembre 2015

Le Front national ne représente que 13,29 % des Français, 8,19 % des Franciliens et seulement 4,76 % des Parisiens (Art.324)


La bonne nouvelle du premier tour des ‪‎élections‬ régionales c’est de constater que le premier parti de France‬ est le « parti des abstentionnistes » et non celui de l'extrême droite. Malgré tout le tintouin électoral, 22 689 039 de Français, soit plus de la moitié des électeurs, ont boudé leur droit de voter. On peut donc dire qu’il y a un désaveu massif des Français pour toute la classe politique, toutes tendances politiques confondues. Cela dit, un peu moins d’un électeur sur trois, fait confiance au Front national. Il faut dire que l’année 2015 a été un excellent millésime pour l’extrême droite. Les attaques terroristes en France et l’accueil massifs de migrants en Europe ont offert à ce parti des occasions en or de développer ses thèses. Cependant, les résultats de ‪‎Paris‬ et de la région parisienne se singularisent par rapport au reste de la France. Si on rapporte le nombre de voix obtenues par le Front national au nombre d’électeurs inscrits sur les listes électorales, on s’aperçoit que l’extrême droite ne représente en réalité que 13,29 % des Français, 8,19 % des Franciliens et seulement 4,76 % des Parisiens. Ah, on peut tout faire dire aux chiffres, même la vérité.


samedi 5 décembre 2015

A propos de ce coup de fil, de François ‪Hollande‬ à Sleimane Frangié !


Vendredi 4 décembre, vers 15h. Le commandant en chef des forces armées françaises arrive sur le porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve actuellement en Méditerranée orientale. Le but de cette visite éclair est de galvaniser les officiers français engagés dans la guerre contre Daech.

24 heures plus tôt, quelques heures après la rencontre de Saad Hariri avec François Hollande à l’Elysée, tous les médias libanais ont prétendu en chœur et à l’unisson que le président français aurait téléphoné à Sleimane ‪‎Frangié‬, candidat à la présidence de la République libanaise. Dans les détails on apprend pêle-mêle, que l’appel était destiné à « faire le point concernant les développements sur les scènes nationale et régionale » (al-Jadeed, Annahar), qu’il a duré « un quart d’heure » (as-Safir), « dix minutes » (al-Anwar), que « François Hollande aurait demandé à Sleimane Frangié de réserver sa première visite à l’étranger pour Paris » (al-Diyar... lol), que « le président François Hollande a informé le président du courant des Marada qu’il s’est entretenu avec le président du courant du Futur, Saad Hariri à propos du règlement (de la crise) et de sa candidature à la présidence, et lui a demandé comment évoluent les choses concernant la présidence et a voulu connaitre ses impressions sur les diverses possibilités » (al-Hayat... méga lol), que « Frangié a répété à plusieurs reprises au président français son fort attachement à l’indépendance du Liban et qu’il est déterminé à empêcher la Syrie de dicter au Liban son programme de travail » (al-Joumhouriyat d’après al-Hayat... super lol).

Bon, soyons sérieux, rien ne permet de confirmer ou d’infirmer cette information, qui le moins qu’on puisse dire est très surprenante. Disons qu’en temps normal et dans un monde normalisé qu’il revient à un haut fonctionnaire, l’ambassadeur, voire un chef de cabinet ou un porte-parole, le ministre des Affaires étrangères à la limite, de mener ce genre de mondanités politiques avec un candidat étranger de la pénombre, dont la notoriété nationale dans son pays en dehors de son propre village est sujette à caution. Toujours est-il que j’ai comme une vague impression, en lisant la presse libanaise, qu’il s’agit d’une propagande de la part des initiateurs de l’idée farfelue de la candidature de Frangié, Walid Joumblatt précisément, le chef du Parti socialiste progressiste, pour continuer ce forcing et faire croire que Sleimane Junior est d’ores et déjà traité comme un président ! Choufo ya 3kérit, arrêtez de vous moquer de la candidature du beik de Zgharta.

Bon, l’info peut être véridique aussi. Rappelez-vous, le 20 juillet dernier, Walid Joumblatt a déclaré à l’occasion de sa rencontre avec le président français, que sa visite à l’Elysée revêtit un caractère familial et qu’elle répondit à une demande personnelle de François Hollande, pour faire connaissance avec le nouveau dirigeant du Parti socialiste progressiste (le PS libanais), le fils du beik de Mokhtara, Teimour Joumblatt. Donc, il faut croire que Hollande est capable de passer un tel appel. En tout cas, si c’est le cas, François Hollande mérite haut la main le surnom que lui a attribué un jour Jean-Luc Mélenchon. Il faudrait des dizaines de visites sur le Charles de Gaulle, pour faire d’un « capitaine de pédalo », un commandant de bord. On devrait expliquer au président français, que Sleimane Frangié est lié par une amitié ancestrale à Bachar el-Assad. Alors, si François Hollande ne veut toujours pas de ce dernier en Syrie, qu’il sache qu’une grande partie des Libanais ne veulent pas de son « ami intime », comme président de la République libanaise.

jeudi 3 décembre 2015

La candidature de Sleimane Frangié vise aussi à torpiller la recherche d’une nouvelle loi électorale(Art.323)


Comme tous les grands partis, il existe plusieurs tendances politiques au sein du Courant du Futur‬. L’idée d’un soutien à la candidature de Sleimane Frangié‬ pour la présidence de la République, a ses adeptes et ses détracteurs. Je ne prendrais pas beaucoup de risques en avançant que les Siniora(Fouad)-Rifi(Achraf) de ce courant seraient contre une telle initiative et les Jisr(Samir)-Machnouk(Nouhad) plutôt pour. Partant des faits, il n’est pas évident de connaitre la nature et la portée exactes de cette initiative. A ce stade, une chose est sûre et certaine, les défenseurs de cette démarche, au sein des partis de Saad Hariri, mais aussi de Walid Joumblatt, Nabih Berri et Hassan Nasrallah, ont voulu envoyer un message politique à Samir Geagea et à Michel Aoun. Ceci n’est pas sans rappeler le péché originel du 14-Mars, l’alliance quadripartite. Et encore, en 2005, la discorde islamo-chrétienne concernait une élection législative locale, alors qu’en 2015, la discorde concernera l’élection à la magistrature suprême. Attention, il y a là une grande nuance et beaucoup de dangers. Les intérêts de la nation exigent l’abandon de ces manœuvres politiciennes nuisibles à la démocratie et à la concorde nationale.

vendredi 27 novembre 2015

Crise des déchets sur crise des politiques : le Liban au bord de l’apocalypse (Art.322)


Incinération sauvage des ordures ménagères à une quinzaine de kilomètres de Beyrouth
Photo : Maameltein, Jihad Harfouch
Beyrouth‬, 15 km au nord-est. Sur le pont de Maameltein, en plein jour. Scène d’apocalypse au cours de l’incinération sauvage des ordures ménagères jetées sous le pont de cette belle vallée du Mont-Liban. Nous sommes entrés dans le 5e mois de la « crise des déchets ». Et pendant que nos politiciens palabrent encore pour élaborer un plan de gestion des ordures, nous sommes entrés également et sans s’en rendre compte, à cause de la crise des déchets justement et d’un tas d’autres soucis quotidiens, dans le 19e mois de la « crise des politiciens », qui découle de la vacance présidentielle. Et voilà qu’en dépit de la gravité de la situation, une partie du peuple est préoccupée par le fait de connaitre si Sleiman Frangié, possède le brevet des collèges ou pas, et une autre partie veut savoir si par conséquence, Junior peut constituer un compromis pour résoudre la crise politique. Ne me demandez pas pourquoi mais certains y ont vu dans ces questionnements une similitude entre la « crise des déchets » et la « crise des politiques ».

mardi 24 novembre 2015

C’est une tendre et belle histoire de chat-leurre belge (Art.321)


Nous sommes dimanche soir, 22 novembre. ‪‎Bruxelles‬ est bouclée. Les autorités craignent des attaques multiples, comme celles survenues à Paris le 13. Des opérations de police d’envergure sont en cours. Elles visent les réseaux terroristes. Pour éviter que des fuites d’infos par inadvertance, ne servent les esprits criminels qui rôdent dans la ville, la police fédérale demande aux médias de « respecter le silence radio ». Soit, mais quid des citoyens et quid des réseaux sociaux ? Brainstorming virtuel pour trouver une idée. C'est alors que le hashtag ‪‎brusselslockdown‬ est lancé et les chatières sont ouvertes.

C’est une tendre et belle histoire de chat-leurre belge (Art.321) Bakhos Baalbaki

samedi 21 novembre 2015

Attaques terroristes, compassion, indécence et nombrilisme sont parfaitement compatibles (Art.320)


Alors que nous étions nombreux à suivre les actualités le weekend dernier, yeux pleins d’effroi et cœurs brisés, cela n’a pas empêché une frange de nos compatriotes au ‪‎Liban‬, en France‬ et dans le monde, d’agiter les réseaux sociaux avec diverses ‪‎polémiques‬ stupéfiantes. La première est une polémique libano-libanaise et russo-russe, avec une variante déclenchée par une célébrité locale, un chanteur talentueux d’un groupe dont le nom comporte un prénom arabe. Hooooo ! La deuxième polémique était libano-mondiale à deux volets, concernant la politique du réseau des réseaux. Au Liban, c’est devenu une affaire nationale plus importante que les enquêtes elles-mêmes. La troisième polémique était franco-anglo-arabo-syro-russo-nombrilo-zemmouro-houellebeco-mondiale, où l’on a retrouvé pêle-mêle, un billettiste de Libé, des anti-assad-pro-daechiens, le patron de Meetic, Zemmour, une ex-Miss France, une ex-Graine de Star, le fiston de Sarkozy, Houellebecq, une blogueuse d’origine maghrébine et Poutine himself. Enfin, comme l’a dit si bien le journaliste, écrivain et humoriste français de la Belle Epoque, Alphonse Allais, « Une fois qu'on a passé les bornes, il n'y a plus de limites ». Du nombrilisme comme de l’indécence !

Attaques terroristes, compassion, indécence et nombrilisme sont parfaitement compatibles (Art.320) Bakhos Baalbaki

lundi 16 novembre 2015

Attaques‬ de Paris : autant il est difficile de décider ce qu’il faut faire pour les éviter en Occident, autant il est facile de prévoir ce qu’il ne faut pas faire pour laisser ‪‎Daech‬ proliférer en Orient (Art.319)



Il n’y a pas de mot pour qualifier la barbarie qui s’est exprimée à Paris‬ le vendredi 13 novembre. Les chiffres suffisent à en prendre conscience. Six attaques terroristes simultanées, cinq dans Paris intra-muros, trois à Saint-Denis, 129 morts et 352 blessés, 99 dans un état critique. L’état d’urgence a été décrété, les frontières bouclées, commerces et musées fermés, trois jours de deuil national. Les rues de la plus belle ville du monde ont été désertées sur recommandation de la préfecture de police. C’est sans doute la journée la plus odieuse de l’histoire contemporaine de la ‪‎France‬. Pas la peine d’en rajouter encore, à la masse d’information dans laquelle nous sommes noyés depuis plusieurs jours. Juste quelques réflexions qui n’ont pas été abordées dans la presse ces derniers jours.

1. 13-NOVEMBRE VS. 7-JANVIER : ASSISTERONS-NOUS AU RETOUR AU BERCAIL DE LA RÉPUBLIQUE DES « JE NE SUIS PAS CHARLIE »?
2. PRINCIPE DU TERRORISME : DES CIVILS REPRÉSENTATIFS DES ENTITÉS ENNEMIES
3. LE TRIANGLE « BASTILLE-NATION-RÉPUBLIQUE », MEILLEURE REPRÉSENTATION DE LA DEVISE DE LA FRANCE : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ
4. QUE PRÉVOYAIT DAECH AU STADE DE FRANCE ?
5. AUTANT IL EST DIFFICILE DE DÉCIDER CE QU'IL FAUT FAIRE POUR ÉVITER D'AUTRES ATTAQUES TERRORISTES EN OCCIDENT, AUTANT IL EST FACILE DE PRÉVOIR CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE POUR LAISSER DAECH, LE COMMANDITAIRE DES ATTAQUES DU 13-NOVEMBRE, PROLIFÉRER EN ORIENT


« ‪Attaques‬ de Paris : autant il est difficile de décider ce qu’il faut faire pour les éviter en Occident, autant il est facile de prévoir ce qu’il ne faut pas faire pour laisser ‪‎Daech‬ proliférer en Orient (Art.319) Bakhos Baalbaki

vendredi 13 novembre 2015

Beyrouth-Paris


Cette nuit,
Que de douleur dans les familles,
Que de réjouissance chez les terroristes.
Que de haine ici et là, (en France et *) au Liban,
Que de sang au-delà de l’Anti-Liban.
Que de dieux là-haut,
Que de crimes ici-bas.
Que de drames odieux,
Que de compassions éphémères.
Que d’attentats-suicides (et de kalachnikovs *),
Que de réflexions islamophobes.
Que de larmes de crocodile,
Que de mangeurs de pop-corn.
Que de protagonistes,
Que de récupération politicienne.
Que d’indécence du moment,
Que de mépris de la vie.
Et toujours aussi peu d’espoir,
Dans nos contrées d’Orient
(Là où rôdent ces âmes diaboliques *).
Il faut dire que
« Depuis six mille ans, la guerre
Plaît aux peuples querelleurs,
Et Dieu perd son temps à faire
Les étoiles et les fleurs » (Victor Hugo)


* Poème en prose sur les attaques de Beyrouth,
mis à jour après les attaques de Paris

lundi 9 novembre 2015

Trilogie sur la "Crise des déchets" au Liban



Trois articles sur la « CRISE DES DÉCHETS » au Liban: comment nous
en sommes arrivés là, les responsabilités et comment s'en sortir.

1. « Mode d’emploi pour (re)passer du pays où s’entassent les déchets, au pays où coulent le lait et le miel (Art.300) Bakhos Baalbaki »
Un article pour comprendre COMMENT nous en sommes arrivés là au Liban et découvrir quelques pistes réalistes pour s’en sortir.


2. « Ordures ménagères et pluies diluviennes ne font pas bon ménage à Beyrouth (Art.316) Bakhos Baalbaki »
Un article qui établit la liste des responsabilités dans la crise des déchets au Liban, d’une manière chronologique, et explique aux Libanais POURQUOI depuis la mi-juillet la situation va de mal en pis.


3. « Objectif : zéro poubelle ! Pour sortir de la crise des déchets, au Liban et dans le monde, sans passer par les tocards de politiciens (Art.317) Bakhos Baalbaki »
Cet article dresse un ensemble de mesures faciles à mettre en œuvre, sans attendre l’Etat, mais qui constituent néanmoins, une révolution des modes de consommation. C’est valable pour le Liban, où la crise des déchets est aigüe, mais aussi pour le reste du monde où la crise des ordures est latente. Ces mesures dépendent des individus, des municipalités et des Etats. Elles visent à donner des idées pratiques pour résoudre la crise des déchets au Liban d’une manière intelligente, rendre les individus au Liban et dans le monde plus écologiques, aider les habitants de la Terre à aller vers le noble objectif de « zéro poubelle », préserver les ressources de la Planète bleue et lutter efficacement contre la pollution et le réchauffement climatique de cette belle perle de l'Univers.

Quitte à violer la Constitution libanaise, autant qu’ils le fassent pour voter une « loi électorale » et pas pour le « bazar des nécessités » (Art.318)


Aux dernières nouvelles, Nabih Berri, a bouclé l’ordre du jour d’une séance parlementaire à caractère législatif. Il a justifié sa décision par la nécessité de relancer le pouvoir législatif au Liban‬, sinon « le pays partirait à la poubelle ». Ce qui peut paraitre normal et devrait réjouir les Libanais, ne l’est pas et doit plutôt les inquiéter. Ces séances législatives prévues pour jeudi et ultérieurement s’il le faut, avec l’approbation des grands partis politiques musulmans, Amal, Hezbollah, Parti socialiste et Courant du Futur, sont anti-constitutionnelles. Dans les conditions actuelles de vacance présidentielle, les représentants du peuple ne peuvent se réunir QUE pour élire le 13e président de la République libanaise. La fatwa de la « nécessité de légiférer » (techri3 el daroura), n’existe nulle part, ni dans la Constitution, ni dans la jurisprudence. Les partis chrétiens des Forces libanaises et du Courant patriotique libre ont décidé de rejoindre les partis musulmans, mais ils conditionnent leur participation à la mise à l’ordre du jour d’un projet de loi électorale. Ainsi, hormis les Kataeb qui refusent de légiférer avant l’élection d’un Président, tous les autres partis libanais acceptent de légiférer en dépit de la violation évidente de la Constitution, mais à chacun « sa » nécessité pour justifier cet acte anti-démocratique. La situation est bloquée. Ce qui compte actuellement c’est de savoir comment s’en sortir. Dans ce but, commençons d’abord, par dresser la liste des options qui s’offrent à nous et procédons ensuite par élimination. Au total, il y a 6 options. Si la séance législative de jeudi est maintenue, sans loi électorale, la solution s'éloignera et le clivage islamo-chrétien se creusera. 
Quitte à violer la Constitution libanaise, autant qu’ils le fassent pour voter une « loi électorale » et pas pour le « bazar des nécessités » (Art.318) Bakhos Baalbaki

mardi 3 novembre 2015

Les évêques de France appellent à construire une « fraternité généralisée »


Conférence des évêques
de France, Lourdes.

Photo Pascal Pavani (AFP)
Je me vois mal relayer les nouvelles de l’Église catholique ! Mais bon, comme cette info mérite plus de place dans les médias qu’elle n’en a, je le ferai volontiers, surtout que ça pourrait servir pour l’intercession des saints ‘mar sarkis wou bakhos’ en ma faveur auprès de Dieu, le moment venu. Inchallah.
Quand il s’agit de railler les prêtres qui refusent de donner avec chaque hostie, un préservatif et la pilule du lendemain, on n’y va pas de main morte. Par contre, quand 118 évêques de France appellent à construire une « fraternité généralisée » dans ce monde de brutes, la plupart des médias se contentent de la dépêche de l’AFP. 

Toujours est-il, les déclarations de Mgr Georges Pontier à l’ouverture de cette conférence qui se tient à Lourdes jusqu’à dimanche, font apparaitre beaucoup de politiciens français, européens, américains, chinois, russes, iraniens, arabes et libanais, petits, tout-petits. Elles méritent qu’on s’y arrête un instant, surtout pour sa partie consacrée à l’accueil des réfugiés en Europe, notamment en cette période pré-électorale pour l’Hexagone (élections régionales, 6 décembre). 

Sur ce sujet, le Président de la Conférence des évêques de France a déclaré : « C’est un problème profondément humain que certains malheureusement ne manquent pas d’instrumentaliser en flattant les peurs et les égoïsmes ». Il a rajouté aussi : « La question de la solidarité entre nos pays pour accueillir et accompagner ces frères et sœurs en humanité qui fuient leurs terres natales et viennent chercher chez nous aide et fraternité, manifeste au grand jour nos peurs, nos égoïsmes, mais aussi nos générosités et nos prises de conscience ».

Mgr Pontier s’est adressé à ceux qui ont peur et se demandent « que va-t-il nous arriver (...) si nous accueillons... ceux qualifiés de ‘horde envahissante’ ? », et leur a rappelé que la question des réfugiés « est aussi une question évangélique ». « Ne rappelle-t-elle pas la parabole du bon samaritain... Tout homme et les chrétiens en particulier, à la suite de Celui qui a dit à la fin de la parabole, ‘Va et fais de même’, sont invités à se poser la véritable question, celle qui s’impose à leur conscience : Que va-t-il leur arriver si nous ne les accueillons pas ? » Dans ce sillage, il a rappelé également un extrait de l'intervention du pape François devant le Parlement européen il y a un an : « Il est nécessaire d’agir sur les causes et non seulement sur les effets ».

A la fin de son discours, Mgr Georges Pontier a appelé les évêques à inviter les fidèles chrétiens à « être des artisans de paix, de dialogue, des acteurs de justice et de fraternité généralisée », dans nos sociétés qui ont aujourd’hui un « visage pluriel et interreligieux ». Il a insisté sur le fait que « notre devoir d’éclairer les consciences en ce domaine est évident et urgent ». Ce message humaniste de l’archevêque de Marseille mérite d’être relayé aussi bien en Occident qu’en Orient afin de servir de source de réflexion pour les populations chrétiennes, mais aussi musulmanes, juives et athées.

jeudi 29 octobre 2015

Objectif : zéro poubelle ! Pour sortir de la crise des déchets, au Liban et dans le monde, sans passer par les tocards de politiciens (Art.317)



Alors que l’œuvre d’art contemporain, « Où allons-nous danser ce soir ? », de Sara Goldschmied & Eleonora Chirari créée à même un sol rosé avec des bouteilles de champagne et des confettis, pour symboliser l’insouciance de l’Italie des années 1980, s’est retrouvée à la poubelle par inadvertance, le même jour, les poubelles libanaises composées de détritus et de sacs de toutes les couleurs, étaient éparpillées par négligence dans les rues de Beyrouth‬, pour y constituer un pendant trash d’art moderne de l’œuvre italienne et représenter l’insouciance des dirigeants libanais des années 2010.
 
Plus de 3 mois de crise et 400 millions de kilos de déchets qui putréfient aux quatre coins du Liban, on attend encore que nos incapables de politiciens résolvent le problème. Oubliez-les, vous pourrez les juger aux prochaines élections, kelloun ye3né kelloun. Il est temps de prendre acte.
 
Les images choquantes et honteuses que l’on voit depuis 3 mois, nous imposent d’agir sur le plan individuel pour circonscrire le mieux possible cette crise des déchets. Elles nous placent à la croisée des chemins et nous obligent de réagir avec détermination pour sortir de ce cauchemar qui n’a que trop duré. Objectif : ZÉRO POUBELLE. Cela passe à travers l’adoption de quelques règles simples. Mais je vous préviens, c’est une véritable révolution de nos modes de consommation qu’il s’agira. C’est valable pour le Liban‬, où la crise des déchets est aigüe, mais aussi pour le reste du monde, où la crise des ordures est toujours latente.

dimanche 25 octobre 2015

Ordures ménagères et pluies diluviennes ne font pas bon ménage à Beyrouth (Art.316)


Vu que l’éparpillement des ordures‬ entassées dans les rues de Beyrouth‬, par les pluies diluviennes de l’automne, était totalement prévisible, et vu que noyer le poisson et les responsabilités a toujours été un sport national au ‪‎Liban‬, il est important de rappeler quelques éléments basiques sur cette crise des déchets‬ qui dure depuis plus de trois mois.

Ordures ménagères et pluies diluviennes ne font pas bon ménage à Beyrouth (Art.316) Bakhos Baalbaki

mercredi 21 octobre 2015

Avant de « libérer le ‪Liban‬ de ses déchets politiques »... Le phénomène Pierre Hachach !


Retour à la vie normale. J’avais décidé de rester cool & zen pour un moment. Mais là, ça dépasse l’entendement ! Il est de mon devoir de partager avec vous cette vidéo d'un dénommé Pierre Hachach, vue 147 000 fois, likée et partagée près de 7 200 fois. Essayez de la visionner jusqu’au bout, ça vaut le détour.

Voyons un peu : pertinence* 0/20, originalité 0/20, amusement 0/20, sympathie 0/20, intelligence 1/20, xénophobie 7/20, vulgarité 9/20, enfantillage 12/20, antipathie 13/20, médiocrité 15/20, wa2’7ané 17/20, ta2élit dam 18/20, nombrilisme 20/20. Pas de doute le Liban traverse une phase de déclin grave à plusieurs niveaux. Le « succès » de ce genre de personnage, suivi par 25 000 Libanais !, en est une des preuves. En tout cas, avant de « libérer le Liban‬ de ses déchets politiques », il est urgent pour la frange la plus tapageuse de la société civile libanaise de balayer devant sa porte ! Wa ektada el towdi7.

* Que ça plaise ou non, et à mon plus grand regret soit dit au passage, l'autoprorogé Parlement libanais est légal selon le Conseil constitutionnel, seule institution habilitée à en juger. Et avant que je n’oublie, l’attaque des barbelés qui protègent les centres de pouvoir libanais, aussi incompétents soient-ils, et la démocratisation de la casse lors des manifs à Beyrouth, comme si de rien n'était, sont considérées comme des troubles graves à l’ordre public. Ces actes sont punis de plusieurs années d’emprisonnement. Just saying. Alors, Pierre Hachach, peut se rhabiller et s'estimer chanceux, avant de palabrer wou yo2rott 7aké, sur la « légalité » de ce qui ne lui convient pas. Il nous épargnera du coup, ce genre de spectacles disgracieux. Et qu'il en soit vivement remercié.

dimanche 18 octobre 2015

« Lebanon Wins The World Cup » a remporté le prix du « Best Documentary Short » de Warsaw Festival Film 2015 !


A chaque Coupe du monde de football, c’est le même rituel au Liban‬. Certains Libanais sont heureux car leur équipe favorite gagne, d’autres sont attristés car leur équipe favorite perd, et à la fin de la nuit, Lebanon wins The World Cup tous les quatre ans. Mais ce dimanche, j’ai le plaisir de vous annoncer que non seulement « LEBANON WINS THE WORLD CUP », mais en plus, le film a gagné le prix du « BEST DOCUMENTARY SHORT » de WARSAW FILM FESTIVAL. Whouaaah! Selon WFF, « les cinéastes ont mis l’hypothèse de contact* en œuvre, en cherchant une passion commune entre leurs personnages principaux, qui étaient des ennemis, dans le but de trouver un moyen simple et efficace de nous montrer la catharsis** personnelle de deux hommes blessés. » Soyez rassurés, il est normal de ne pas comprendre la phrase dès la 1re lecture. Je suis passé par là ! Les astérisques vous seront d’une grande aide.

Toujours est-il qu’aujourd’hui est donc un grand jour pour tous ceux qui ont travaillé sur cette production, essentiellement libanaise, pour tous les cinéphiles aussi, d'ici et d'ailleurs, ainsi que pour tous les Libanais, qu’ils soient fans de football ou pas, fanatiques du Brésil ou de l'Allemagne, adeptes du houmous ou du baba ghanouj, qu’ils aient connu les affres de la guerre civile ou le velours de l'exil, de toutes tendances politiques et appartenances communautaires confondues. Toutes mes félicitations. A votre santé !

* Concept que l’on retrouve en sociologie et en psychologie, qui part du principe que sous certaines conditions, le meilleur moyen pour réduire les préjugés chez des personnes en conflit, est le contact interpersonnel.
** Réaction par laquelle on se libère de ce qui est psychiquement refoulé et oppressant.

lundi 12 octobre 2015

Et tous les quatre ans, « Lebanon Wins The World Cup » ! Première mondiale pour ce documentaire libanais au « Warsaw Festival Film » (Art.315)


Si tous les pays du monde étaient représentés par l’Empire State Building, le Liban‬ serait un appart de 15 m² où vivraient 15 personnes. C’est beaucoup, c’est trop, c’est même beaucoup trop, de méditerranéens, d’actions, de réactions et d’interactions. Le pays du Cèdre c’est aussi des batailles, des occupations et des invasions, 4 millions d’habitants, 2 millions de réfugiés, 18 communautés, plus Edouard et Hassan, deux « héros » de la guerre‬ civile libanaise. Le pays du hommous peut sembler un cas désespéré sauf pendant un mois, tous les quatre ans, au cours de la Coupe du monde de ‪‎football‬, où comme par enchantement, le Liban mue. « Lebanon Wins The World Cup » s’est proposé de capter cette mue de la société libanaise et de s’en servir pour rapprocher ceux que tout oppose en temps normal.

A l’arrivée, ce film documentaire libanais, et une contribution américaine, produit par Still See A Spark Films, réalisé par Tony ElKhoury et Anthony Lappé, dont la musique est composée par Oak, et sur lequel j’ai travaillé en tant que Story Consultant, raconte l’histoire de deux vétérans, un combattant-aguerri chrétien et un guérillero-intello musulman, engagés dans deux camps opposés durant la guerre civile libanaise, qui se préparent la veille du Mondial de l’été 2014, à soutenir leur équipe favorite, le Brésil‬. Ce tournoi leur offre une chance inouïe de se remémorer des matchs de foot inoubliables et des batailles décisives, de revenir sur leurs engagements durant ce conflit fraternel, mais aussi, de s’unir autour d’un match de football, malgré tout ce qui est allé de travers.

J’ai l’honneur de vous annoncer que ce film libanais fait partie de la sélection officielle de Warsaw Film Festival, WFF‬. Il concourt avec 22 autres œuvres cinématographiques dans la catégorie « Short Film ». Si vous êtes dans les parages en Europe, au 52e parallèle Nord, rendez-vous ce soir à Varsovie au Pałac Kultury i Nauki, vers 18h30, pour la Première mondiale. Prévoir une doudoune, il va neiger. 

Et tous les quatre ans, ‘Lebanon Wins The World Cup’ ! Première mondiale pour ce documentaire libanais au ‘Warsaw Festival Film’ (Art.315) Bakhos Baalbaki

samedi 10 octobre 2015

Société civile tunisienne vs. Société civile libanaise : prix Nobel de la paix contre prix Hirak des palabres (Art.314)


Alors que la situation au Liban‬ se détériore à vue d’œil, le prix Nobel de la paix‬ a été attribué hier à une Tunisie représentée par le « Quartet de dialogue national », dans l’indifférence du monde arabe et du pays du Cèdre, « pour sa contribution décisive à la construction d'une démocratie pluraliste en Tunisie‬ dans le sillage de la Révolution du Jasmin de 2011 ». Il faut dire qu’à l’automne 2013, alors que ce pays du Maghreb était en pleine crise et le plus prometteur des Printemps arabes risquait de basculer dans le chaos, un « quatuor » de la société civile tunisienne, composé de travailleurs, de patrons, de militants des droits de l'homme, ainsi que d’hommes et de femmes de droit, « a ouvert la voie à un dialogue pacifique entre les citoyens, les partis politiques et les autorités et a aidé à trouver des solutions consensuelles à un large éventail de défis, au-delà des clivages politiques et religieux ». Eh bien, disons que nos amateurs et irresponsables de la classe politique et de la société civile libanaises, feraient mieux de méditer et étudier dans les moindres détails le processus tunisien, tel que le comité Nobel‬ l’a vu, au lieu d’assommer le peuple libanais avec leurs palabres.

vendredi 2 octobre 2015

Le Poutine ou l’Imposteur (Art.313)


Si l'Occident‬ n’est pas intervenu massivement en ‪‎Syrie‬ à ce jour, ce n’est pas parce qu’il n’a pas bon cœur, mais parce que les intérêts vitaux des pays occidentaux n’étaient pas menacés et le dossier syrien est bien complexe. Il n’y a qu’un homme qui a intérêt à pousser les dirigeants occidentaux dans le marécage syrien, c’est Vladimir ‪‎Poutine‬. L’engagement militaire de la Russie‬ en Syrie le 30 septembre prouve trois choses : la limite du soutien chiite au régime alaouite, la fragilité du régime syrien et l’épuisement des troupes syriennes physique et moral, toute intervention massive américaine en Syrie, peut se transformer en un affrontement direct entre les Etats-Unis et la Russie. Les manœuvres militaro-politiques de Poutine, menées dans le but de réhabiliter son poulain, Bachar el-Assad, sous prétexte de former une coalition internationale pour combattre le ‪‎terrorisme‬, sont vouées à l’échec. La solution globale en Syrie est politique et ne passe pas par Bachar el-Assad‬. La Russie ne l’a toujours pas compris. Si on laisse faire les Russes en Syrie, on peut être sûrs de trois choses : la perspective d’une solution à moyen terme s’éloignera, la désolation s’étendra encore davantage et le fanatisme augmentera. L’intervention russe en Syrie est une escalade dangereuse qu’il faut stopper net. Afin de l'amener à la table des négociations, les Etats-Unis‬ doivent faire une « offre » au tandem Poutine-Assad, que le duo ne pourra pas refuser.

Le Poutine ou l’Imposteur (Art.313) Bakhos Baalbaki

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