Il est navrant de voir un si beau pays aux atouts importants, qui a
beaucoup apporté à l’humanité et à la culture européenne, dans cette
crise. Savoir comment on est arrivé là et qui en est responsable, n’a
plus beaucoup d’importance à ce stade. Les Grecs,
comme les Libanais d’ailleurs, qui ont un penchant naturel pour le déni
de la réalité et une fâcheuse tendance à rejeter la faute sur les
autres, tout en réclamant leur aide, font une double preuve de leur
immaturité politique. La dette de la Grèce
s’élève à 313 milliards d’euros. Comme elle est détenue essentiellement
par des Etats européens et non des institutions privées, pour le
Premier ministre grec, la solution est simple : il suffit d’effacer d’un
coup de crayon magique une partie de cette dette
et de se débarrasser dans la foulée d’un nouveau plan d’austérité pour
assainir les finances publiques. Si le « non » l’a emporté à plus de
61%, c’était prévisible. Il faut avouer qu’on était dans une situation
saugrenue avec le gouvernement d’Aléxis Tsípras. La consultation du
peuple grec ce dimanche était une très mauvaise idée, malgré son succès
apparent pour son initiateur. Ce référendum prouve que les craintes et
la rigueur d'Angela Merkel
dans ce dossier sont parfaitement justifiées. Certes, le Premier
ministre a gagné ce référendum officiel devant les 11 millions de Grecs.
Mais, Aléxis Tsípras
ne sait pas encore, qu’il a perdu un référendum officieux devant 496
millions d’Européens, à qui on ne cesse de demander des efforts. Ce référendum se retournera forcément contre Athènes, dès ce lundi. L’Europe
se montrera plus exigeante que jamais. Céder au chantage de la Grèce,
c’est prendre le risque d’avoir à le faire de nouveau pour d’autres pays
européens en difficulté, comme l’Italie et l’Espagne. Céder aux
caprices des Grecs, c’est encourager les politiques populistes dans
toute l’Europe. S’il faut sortir la Grèce de la zone euro, pour sauver l’Europe et l’Union monétaire, il ne faut pas hésiter une seconde à le faire.
Eh bien, Grexit et qu’Aléxis Tsípras aille se faire voir chez les Grecs (Art.297) Bakhos Baalbaki
Eh bien, Grexit et qu’Aléxis Tsípras aille se faire voir chez les Grecs (Art.297) Bakhos Baalbaki